L’Ensemble Baroque de Nice
a plus de 35 ans d’existence,
il est composé d’un noyau
d’une douzaine de musiciens jouant
tous sur instruments anciens.

L’Ensemble Baroque de Nice s’est rapidement imposé, depuis sa création en 1982, comme l’une des principales formations françaises spécialisées dans la musique baroque.

Sous la direction de Gilbert Bezzina, précurseur du renouveau du violon baroque, l’Ensemble fait preuve d’une volonté de restituer une musicalité fondée sur la connaissance approfondie des traités d’interprétation des XVIIe et XVIIIe siècles. Cette volonté s’est accompagnée d’un travail de recherche et de redécouverte des chefs-d’œuvre baroques oubliés ou méconnus.

Très attaché au répertoire lyrique baroque, l’Ensemble Baroque de Nice est à l’origine de la création mondiale d’opéras et d’œuvres lyriques : Dorilla in Tempe, L’Incoronazione di Dario, Rosmira fedele de Vivaldi, Il Telemaco d’Alessandro Scarlatti ou son oratorio La Giuditta, créé au cours de la saison 2008 du Vieux-Nice Baroque en Musique dans une mise en scène de Gilbert Blin. Cette œuvre a donné lieu à un enregistrement discographique et à une tournée durant l’été 2009, passant par des festivals aussi prestigieux que Musique à la Chabotterie, les Heures musicales de l’abbaye de Lessay ou le festival de La Chaise-Dieu. En juin 2012, Il Tigrane d’Alessandro Scarlatti, reconstituée à l’Opéra de Nice dans une mise en scène de Gilbert Blin, a été lui aussi chaleureusement accueilli par le public et la presse spécialisée.

L’invitation de solistes de renommée internationale et la collaboration avec différents ensembles vocaux permettent également à l’Ensemble Baroque de Nice d’aborder la totalité du répertoire, de la musique de chambre aux œuvres vocales, profanes ou sacrées. Les vingt enregistrements discographiques, pour la plupart inédits, réalisés par l’Ensemble depuis sa création, ont toujours été largement salués par la presse (Diapason d’Or, 5 Diapason, 4f Télérama, 10 Répertoire, Grand prix de l’Académie du Disque). Habitué des festivals internationaux, l’Ensemble Baroque de Nice se produit régulièrement en concert en France et à l’étranger.

Soutenu depuis sa création et conventionné par le Département des Alpes-Maritimes, l’Ensemble est également subventionné par la Ville de Nice, la Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur et la Spedidam.

Gilbert Bezzina,
violon & direction

Après de classiques études de violon au Conservatoire, Gilbert Bezzina collabore avec différentes formations parmi lesquelles l’Opéra de Nice, les concerts Colonne, Pasdeloup, l’orchestre de chambre de Gulbenkian de Lisbonne. Son goût pour les musiques des XVIIe et XVIIIe siècles lui fait très rapidement entreprendre une recherche personnelle sur leur interprétation et en particulier sur le jeu du violon baroque. Il fonde en 1965 la Société de Musique Ancienne de Nice. Sa carrière de soliste débute par le répertoire de musique de chambre, notamment en compagnie de Scott Ross et de Blandine Verlet. Il aborde ensuite la littérature orchestrale au sein de La Petite Bande, dirigée par Gustav Leonhardt, et de La Grande Écurie & La Chambre du Roy de Jean-Claude Malgoire dont, pendant plusieurs années, il sera le violon solo.

Directeur de l’Ensemble Baroque de Nice qu’il a créé en 1982, Gilbert Bezzina y a développé son goût pour les redécouvertes du répertoire baroque aussi bien instrumental que lyrique, avec une affection particulière pour l’Italie. Dès 1984, il crée en première mondiale L’Incoronazione di Dario de Vivaldi, suivi d’une longue série d’œuvres pour la plupart inédites (Dorilla in Tempe de Vivaldi, Il Telemaco de Scarlatti) ; sa collaboration avec Gilbert Blin, qui travaille dans le même esprit de recherche du « bon goût » de l’époque, lui a permis de continuer à explorer le répertoire lyrique dans la cohérence de sa démarche esthétique. C’est ainsi qu’ils ont ensemble fait renaître Rosmira fedele de Vivaldi, Teseo de Haendel et Il Tigrane de Scarlatti, en collaboration avec l’Opéra de Nice-Côte d’Azur, ou La Giuditta, oratorio d’Alessandro Scarlatti.

Gilbert Bezzina, qui a reçu l’insigne de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, continue de se passionner pour les grandes œuvres du répertoire parmi lesquelles on peut noter les sonates de Haendel, les concertos de Bach ou de Vivaldi. La plupart de ces œuvres ont été enregistrées et saluées par la presse internationale.

Depuis 1996, Gilbert Bezzina dirige de son violon une saison de concerts, Nice Baroque en Musique, où il met en valeur cette période si riche, à travers un parcours thématique original, dans les nombreux lieux du patrimoine baroque de la ville.

Il est membre de la FEVIS (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés) et du PROFEDIM (Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique).

« La musique baroque est moderne dans tous les sens. D’abord au niveau de la nouveauté parce que c’est un répertoire qu’on avait complètement oublié. Et deuxièmement, parce que notre manière de l’interpréter en s’appuyant sur les textes de l’époque qui en parlaient lui a redonné une vie très populaire. Si toute la musique du XVIIe siècle est orientée d’abord par la religion, elle l’est parallèlement toujours sur des motifs de danse. Et si on la fait de manière dansante, elle devient à ce moment-là, très proche de la musique populaire. »

Gilbert Bezzina, Portrait dans LA STRADA
(Novembre 2013)